Les appareils de photographie sous-marine favori envoyer
Par Gérard Loridon


Monsieur Loridon est entré en contact avec moi au sujet d'un de ses anciens appareils photo : le Eljy, dont l'encombrement réduit était particulièrement intéressant lors de la pratique du scoutisme, dans les années 50. De fil en aiguille, j'ai découvert un Monsieur très intéressant et très gentil. Il accepte aujourd'hui de nous faire partager son intéret pour l'histoire de la plongée et plus particulièrement pour celle de la photographie sous-marine. Et en la matière, Monsieur Loridon sait de quoi il parle. Car si aujourd'hui, à près de 70 printemps, Monsieur Loridon s'est éloigné physiquement (mais certainement pas affectivement) de la mer et de la plongée, toute sa carrière professionnelle s'est faite au bord (et surtout dessous) de l'eau, qu'elle soit douce ou salée.

M. Loridon est ancien plongeur sous-marin et scaphandrier. Il fut le fondateur du musée de Frédéric Dumas ( Tour Romane 83110 Sanary s/mer. Entrée libre les week-end et durant les vacances scolaires).
Il en est désormais Vice-Président Honoraire.

M. Loridon nous présente les photos de quelques appareils photo utilisés pour pratiquer la photo sous-marine et un article sur l'ancètre de l'appareil sub-aquatique. Ces appareils sont visibles au musée Frédéric Dumas, sauf indication contraire.


Tarzan
Le FObeuchat est le premier boîtier mis au point par mon ami Georges Beuchat en 1947, dedans, on y mettait le FOCA.
Il avait choisi comme marque TARZAN, car dans l'après-guerre, tout ce qui était américain était un don du ciel...cela a bien changé depuis. Aussi, il eut par la suite des problèmes avec la MGM, producteur des films "Tarzan l'homme singe" dont gamin, nous étions friands !

Focascaph
Le FOCA+Scaph, toujours de Georges Beuchat, est venu ensuite et est nettement amélioré. Il possède un hublot Ivanoff, pour corriger le 1/3 supplémentaire s/m


Foca Standard (1953-1962). Coll. privée

Stevens
Le Stevens du nom de son auteur, un célèbre photographe s/m, c'est une poche en plastique dans laquelle était fixé un appareil photo, de n'importe quelle marque, On agissait sur les commandes avec le gant inclus..


Le Royflex devait aller dans le boîtier Rolleimarin de Hans HASS

Kodak
Boîtier pour camera Kodak M8 (1962). Coll. privée


Calypsophot. Coll. privée.

Le " Détective " fut certainement le premier ou l'un des premiers appareils de photographies sous-marines...
Boutan
C'est dans le livre " 100 ans de photographie sous-marine" de Steven WEINBERG, Philippe Louis Joseph DOGUE, John NEUSCHWANDER paru en chez Alain SCHROTTER Editions que l'on peut relever au Chapitre 2 "Les Pionniers", l'œuvre de Louis BOUTAN et Joseph DAVID, à la fin du 19ème siècle. Si Louis Boutan est un scientifique reconnu, son collaborateur Joseph David n'en est pas moins un mécanicien, hors pair, issu de la Marine Nationale.

Cette collaboration va être fructueuse et va donner au monde sous-marin ses premiers clichés de qualité

Il serait trop long de faire connaître ici les déboires et succès de cette équipe de chercheurs dynamiques et il vaut mieux pour cela se reporter à l'ouvrage, très complet, décrit plus haut.


Au sujet des " Détective " parfaitement décrits et visibles sur le site de Mr Sylvain Halgand, relevons simplement que c'est en 1892 que Louis Boutan utilisa cet appareil dans un caisson étanche pour obtenir des images subaquatiques.
Il fait faire les plans de ce boîtier par son frère Auguste, ingénieur.
La construction est exécutée par la firme Alvergniat de Paris.

Son utilisation ne sera pas facile ni sans avatars pour un caisson comprenant plusieurs commandes à une époque ou le joint thorique était encore dans les limbes.
Mais comme le cite Louis Boutan, son collègue David remédiera à tous ces problèmes.

Louis Boutan effectuera des vues d'une grande qualité pour l'époque avec, néanmoins des temps de pose de 10 à 30 minutes, a une profondeur de 11 mètres à Banyuls ( Pyrénées Orientales).
Le Scaphandre autonome n'existant pas, il utilisait un scaphandre lourd, à casque. Pour qui connaît ce type d'équipement, cela ne devait pas faciliter la tâche de ce scientifique volontaire, mais peu formé à cette discipline.
Par la suite ces deux pionniers firent des progrès en la matière et inventèrent aussi un flash sous-marin.

Une Exposition " Art Bleu " organisée l'an dernier par le Musée de la Plongée, dédié à Frédéric DUMAS, nous fit découvrir le matériel de Louis Boutan et Joseph David sous la forme d'une excellente copie réalisée par Steven WEINBERG. Cet ensemble est toujours visible au Musée.


Monsieur Weinberg n'a pu être joint pour lui demander l'autorisation de diffuser la photographie ci-dessus. S'il désire un retrait qu'il nous en fasse part, nous retirerons cette photographie dans les plus brefs délais.