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Foca Universel (FG410) favori envoyer imprimer
Photo(s) de Sylvain Halgand et texte de Sylvain Halgand. Propriété de Sylvain Halgand
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Chronologie de la marque Foca Nouvelle fenêtre

Historique de la marque Foca Nouvelle fenêtre

Pays de fabrication : France
Fabriqué de 1948 à 1949.
Indice de rareté en France : Peu courant (dans les vide-greniers non spécialisés)
Dernières ventes sur Ebay France Nouvelle fenêtre
N° inventaire : 12364

Voir la fiche technique complète Nouvelle fenêtre
Foca Universel
n° 70.114


Les premiers Foca Universel n'ont pas de prise synchro. Ce défaut sera vite corrigé, si bien que les exemplaires du premier modèle sont peu nombreux. On estime qu'ils furent environ 400. On les reconnaît également à la vis du sélecteur de vitesses lentes située en façade qui n'est pas complètement fendue .... sauf qu'ici, elle l'est. Il peut s'agir d'une réparation ayant nécessité le remplacement de la vis.



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LE CONTROLE DANS LES FABRICATIONS PHOTOGRAPHIQUES

(Photos et documentation FOCA, publiées dans Le Photographe de mars 1950)

Caractérisée par son installation moderne et sobre, la grande clarté de ses ateliers et la propreté méticuleuse qui règne dans tous les services, ses bureaux clairs et vastes, l’usine O.P.L. de Châteaudun occupe un effectif d’environ cinq cents personnes parmi lesquelles figurent soixante apprentis instruits dans une école indépendante des ateliers de fabrication.

Elle produit exclusivement les différents modèles d’appareils Foca, ainsi que divers accessoires photographiques se montant sur ces appareils.

L’appareil Foca comporte environ trois cents pièces; chaque pièce subit une moyenne de cinq opérations, ce qui représente mille cinq cents opérations d’usinage et autant d’opérations de contrôle.

  • La fabrication est assurée par différents services :
  • le service de méthodes et planning,
  • le service d’approvisionnement et contrôle des matières premières employées,
  • un atelier d’usinage mécanique,
  • un atelier de fabrication optique,
  • l’atelier de montage d’ensembles partiels,
  • le montage général et réglage de l’appareil.

A chaque stade de fabrication est adjoint un contrôle particulier complété par un contrôle volant qui procède à des prélèvements périodiques en cours de série afin d’assurer le respect et la constance des tolérances de fabrication.

Enfin, l’appareil étant terminé, un contrôle général aux opérations multiples s’assure du bon fonctionnement de tous les organes et de la présentation impeccable du Foca avant la livraison.

Les agents du bureau des méthodes préparent les gammes de fabrication pour l’usinage des différents éléments et les opérations de montage, et dessinent les outillages. Une section de planning établit le chargement des différentes unités de production, afin d’harmoniser la fabrication, aussi chaque élément arrive en temps voulu pour être incorporé dans la chaîne de montage.

Ce cycle de fabrication étant d’environ deux à trois mois, dix mille phases de travail circulent simultanément dans les différents services.

Fabrication. — Les machines-outils du plus récent modèle et d’une très grande précision sont groupées dans un vaste hall et réparties par groupe suivant leur spécialité. On distingue les presses dont la puissance s’échelonne de vingt à quatre-vingt tonnes, où la matière première est découpée et mise en forme à l’aide d’outils et de matrices exécutés entièrement dans l’atelier d’outillage, le groupe des machines semi-automatiques travaillant le métal dans la barre sortant les barillets et tubes d’objectifs.

Ensuite, les tours automatiques, machines de très haute précision dont la plupart viennent de Suisse, qui, seules, exécutent les pièces les plus compliquées avec des tolérances qui sont de l’ordre du centième de millimètre.

Le groupe du perçage utilise des perceuses multiples à grand rendement pouvant percer jusqu’à douze trous simultanément, machines équipées de montages où il suffit de placer la pièce sur un support spécial et d’appuyer sur un levier pour que l’opération soit faite dans un minimum de temps et avec la précision maximum.

Dans l’atelier de galvanoplastie sont réunis les traitements que doivent subir toutes les pièces entrant dans la fabrication de l’appareil : cadmiage, cuivrage, nickelage, chromage pour les métaux cuivreux et ferreux, protection anodique pour les alliages d’aluminium.

Si une grande partie des opérations peut être effectuée sur des machines automatiques, il reste néanmoins certaines opérations qui ne peuvent être exécutées que sur des machines de reprise qui sont des tours d’outilleur et qui permettent d’atteindre la précision requise pour un tel appareil.

visite

Dans une fabrication de haute précision, on ne peut maintenir la qualité que grâce à un contrôle extrêmement poussé. Toutes les opérations d’usinage sur machines sont contrôlées et les pièces ne subissent les opérations suivantes que lorsqu'elles ont été acceptées par le service du contrôle. De même, tous les outillages après usinage des séries de pièces sont contrôlés et remis en état si besoin est par les services d’outillage qui disposent pour l’exécution de ces outillages de machines à pointer, rectifieuses, tours d’outilleur de haute précision.

visiteLorsque toutes les pièces sont terminées, elles sont rassemblées dans un magasin général qui en assure la distribution en temps voulu aux différentes équipes de montage.

Comme nous l’avons dit précédemment, le montage comporte deux groupes d’opérations :
Le montage des sous-ensembles dans lequel sont exécutés, soit sur des riveteuses automatiques, soit sur des petites presses à main étudiées avec des outillages spéciaux, le montage des rideaux, le rivetage des platines, etc.

Chaque sous-ensemble est également contrôlé individuellement puis il est procédé au montage général de l’appareil. Ce montage est décomposé en quelques opérations effectuées par équipes qui montent chacune un des éléments de l’appareil. On peut distinguer dans un montage général, le montage de la chambre noire, le montage du mécanisme d’avancement du film et de l’armement de l’obturateur, le montage de l’ensemble de l’obturateur dans son boîtier, le réglage des vitesses de l’obturateur, qui fait l’objet de soins particuliers : des appareils stroboscopiques permettent le réglage de l’obturateur à rideau depuis 1 seconde jusqu’à 1/1.000 de seconde. Un oscillographe cathodique permet la vérification de la constance de l’exactitude de ces vitesses.

Le montage du télémètre est exécuté par une équipe de spécialistes et réglé séparément, comme nous le verrons plus loin, avant sa mise en place dons le capot de l’appareil.

Entre chacune de ces opérations de montage, il existe également un contrôle s’assurant de la qualité de l’exécution et du fonctionnement de chaque mécanisme. L’objectif est monté dans une chaîne à part ; il comprend les opérations de sertissage des verres, le montage de l’ensemble de l’optique dans le tube de l’objectif, le montage du mécanisme de mise au point, la mise en place de l’ensemble de l’objectif sur l’appareil.

L’objectif lui-même subit plusieurs contrôles:

au sertissage, le centrage est assuré par examen de l’image d’un point lumineux projeté sur la lentille ;
à l’assemblage, les entre-verres sont réglés et la focale de chaque élément est vérifiée;
enfin l’objectif complet est examiné en projetant sur un écran l’image d’une mire constituée par une microphotographie placée dans son plan focal, ce dernier test donnant l’aspect réel de la définition que l’on peut obtenir dans l’ensemble du champ couvert par l’objectif :la définition au centre devant être supérieur ou 1/50 de millimètre, et sur les bords ne pas descendre au-dessous de 1/25 de millimètre.
Il est ensuite monté sur l’appareil qui passe alors au contrôle général qui juge ses qualités définitives par toute une série d’opérations dont les principales sont :visite

  • contrôle de la planéité du plan film;
  • passage correct du film;
  • bon fonctionnement des boutons;
  • vérification du compteur;
  • manoeuvre de la bague des distances;
  • contrôle du télémètre;
  • mesure des vitesses (qui avait déjà été contrôlée une fois dans le contrôle partiel);
  • contrôle du plan film,
  • examen soigné de la présentation.

Puis, un film-test est tiré et conservé comme archives de contrôle. Il comporte le numéro de l’appareil, une prise de vue de ciel artificiel et le contrôle de la mise au point.


Ainsi que nos lecteurs ont pu s’en pénétrer par cette énumération qui montre le grand nombre d’opérations qui sont nécessaires pour obtenir un appareil de précision, la nécessité du contrôle dans les fabrications de série est une question primordiale. Elle se fait tout particulièrement sentir quand il s’agit de produire l’optique proprement dite (objectif, télémètre, viseur) d’un appareil photographique.
En effet, on doit traduire très fidèlement la pensée de l’ingénieur opticien qui a conçu, au prix «un travail souvent très long, un schéma satisfaisant; faute de quoi, le but final: obtenir sur la pellicule une image aussi nette que possible, ne pourra être complètement atteint. Le hasard ne fait pas bien les choses dans ce domaine, et une erreur en entraîne toujours une ou plusieurs autres: en optique, elles ne se compensent jamais.
Nous signalerons, à titre d’exemple, les contrôles s’exerçant plus particulièrement sur le télémètre puis sur le télémètre monté sur la chambre.
Dans cet ensemble qu’est le télémètre, on contrôle: a) les pièces optiques; b) l’ensemble monté.

a) Pièces optiques, On contrôle l’indice, les épaisseurs, les courbures, les diamètres, avec les mêmes appareils que pour les objectifs bien que la précision requise soit moins grande que pour les lentilles d’objectifs.
b) Ensemble monté. — Sur un montage spécial on contrôle: 1° l’égalité des focales (tolérance: 1/250 de la focale; 2° la coïncidence des deux images gauche et droite pour la position moyenne de la lame déviatrice,
Coïncidence en hauteur: 30” dans le champ réel; coïncidence en distance: 30” dans le champ réel.
Puis, sur un banc de contrôle, on vérifie l’exactitude du télémètre à toutes les distances en observant la coïncidence des images avec une lunette qui grossit cinq fois.
La tolérance correspond à une variation de la mise au point de ± 0,01.
On fait venir sur l’axe du collimateur une mire, par exemple celle qui correspond à 2 m. On affiche 2 m sur l’appareil, soit avec la bague des distances lorsque l’appareil en comporte une, soit avec un outillage spécial gradué en distances et on mesure, dans la lunette, le décalage des deux images.
La fabrication optique est séparée des ateliers de mécanique car elle exige des conditions particulières de propreté et de température. Les locaux doivent être exempts de poussières et la température ne doit pas varier de plus d’un degré:
c’est pourquoi les ateliers d’optique sont munis d’un conditionnement d’air entièrement automatique, avec filtrage de l’air et climatisation par thermostats qui maintient hiver comme été dans les ateliers une température de 20°.
L'usinage du verre comporte cinq groupes principaux d’opérations: l’ébauchage, la préparation, le doucissage, le polissage, le centrage.

Le verre se présente sous la forme de blocs ou de moulages d’un aspect blanc laiteux et dont la surface est dépolie. Le verre, d’une qualité tout à fait spéciale, doit répondre à des conditions rigoureuses en ce qui concerne l’indice de réfraction et la dispersion.
Après un contrôle de ces deux qualités, il subit sa première opération d’ébauchage sur machine au moyen de meules toriques en diamant qui lui donnent la courbure désirée avec une précision de 4 microns, le contrôle étant effectué à l’aide d’un comparateur Solex. La préparation s’effectue sur des machines individuelles qui poussent l’état de la surface à un degré supérieur; la tolérance sur l’épaisseur étant réduite à 1/100, la tolérance sur la courbure à 1 ou 2 microns. Ensuite, viennent les deux opérations de douci et de po1issage. Le douci s’effectue à la main, les verres ayant été réunis sur un outil sphérique correspondant au rayon que l’on veut obtenir et placé sur un poste individuel de manière à amener la qualité de la surface à un degré tel que les aspérités restantes ne sont plus que de l’ordre de 1 micron. Le bloc ainsi obtenu est ensuite monté sur des machines semi-automatiques qui vont polir la surface et lui donner la qualité optique qu’exige un objectif photographique. L’opération conduite par des ouvriers professionnels de très haute qualification atteint une précision très grande puisque la courbure d’un verre d’optique doit être respectée à 5/10.000 de mm près. Le verre ainsi obtenu est contrôlé par interférence avec un calibre étalon, puis placé dans un frigidaire d’où il se sépare de son support. Nettoyé, il passe ensuite à l’atelier de centrage. Là, sur des machines semblables à des rectifieuses, il sera meulé sur son pourtour pour permettre son ajustage dans les montures et le verre terminé sera livré au service du contrôle.

visiteIl lui restera à subir la dernière opération avant son assemblage dans les montures mécaniques, qui est le traitement de surface par fluoruration. Dans une salle propre comme une clinique d’hôpital, il sera débarrassé de toutes traces de corps gras ou de poussière pouvant subsister, puis placé sous une cloche dans un appareil spécial, où aura lieu sous un vide poussé jusqu’à 1/10000 de mm de mercure, l’évaporation du fluorure double de sodium et aluminium qui viendra recouvrir le verre d’une pellicule lui donnant la teinte pourpre des objectifs traités. Grâce à ce traitement. l’objectif aura sa transparence améliorée d’environ 30 % et son coefficient de transmission sera très voisin de l’unité.
La succession d’un aussi grand nombre d’opérations si diverses entre elles nécessite une préparation de travail très poussée et la collaboration d’un service technique de haute qualité pour donner au Foca toutes les caractéristiques prévues par les ingénieurs qui l’ont conçu.



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