BREAKING NEWSBourse 2017 par Jacques Bratieres | Expo. (17) par Jacques Bratieres | Réparation portable par Jacques Bratieres | Bourse photo riedisheim 26.03... par jean paul Royer | Saint bonnet, appareils motor... par Arnaud SAUDAX | [ilford] sfx 200. par Jacques MAR | Quelques informations sur la ... par Patrick FO | Le frère de l'autre par Manuel M |
Platinotype Key Camera favori envoyer imprimer
Photo(s) de JFL et texte de JFL. Propriété de JFL
UK English version

Chronologie de la marque Platinotype Nouvelle fenêtre

Pays de fabrication : Grande-Bretagne
Fabriqué de (Postérieur à) 1889 à 0.
Indice de rareté en France : Rare (dans les vide-greniers non spécialisés)
Dernières ventes sur Ebay France Nouvelle fenêtre
N° inventaire : 15332

Voir la fiche technique complète Nouvelle fenêtre
Platinotype Key Camera



Au milieu du XIXe siècle, les chimistes ont testé une multitude de sels métalliques pour connaître leurs propriétés photochimiques.

Le platinotype est un procédé de reproduction utilisant d'abord le platine puis le palladium. Il fut très en vogue entre 1880 et 1920 dans les pays anglo-saxons où il a été créé.

Johann Dobereiner  (1740-1849), John Herschel* (1792-1871) puis Robert Hunt (1807-1887) en furent les précurseurs : ils ont trouvé que le chlorure de platine et l'oxalate de fer réagissaient conjointement à la lumière, le platine précipitant alors sous forme métallique.

C'est Robert Hunt qui utilise le premier le terme " platinotype ".

D'autres chimistes dont les français Ernest de Caranza (1837-1863) et le Duc de Luynes (1802-1867) ont travaillé dans cette voie.

Mais ce fut l'anglais William Willis (1841-1923) qui trouva les techniques rendant inaltérables les clichés obtenus par cette méthode. Il breveta en 1873, 1878 et 1880 un procédé toujours utilisé, par enduction du papier de couches d'oxalate de potassium et de chloroplatinate de sodium .

Pour commercialiser les papiers et le procédé du platinotype, il crée en 1879 la Platinotype Co à Londres, puis la filiale Willis & Cléments à Philadelphie

Cette technique prendra son essor après la publication en 1882 par Guiseppe Pizzighelli (1849-1912) et le baron Arthur von Hübl (1853-1932) d'un traité " Die Platinotype ", texte de vulgarisation du procédé qui permettra aux photographes de sensibiliser eux mêmes les papiers. Cet ouvrage fut traduit en français par Wilveleslie Abney (1843-1920) sous le titre " La Platinotypie, Exposé théorique et pratique d'un procédé photographique aux sels de platine... " chez Gauthier-Villars en 1883.

D'autres fabricants proposèrent alors des produits : Ilford et Hesekiel en Angleterre, Gevaert en Belgique, Hesekiel Jacoby en Allemagne et bien sur Kodak aux Etats-Unis.

Mais rapidement le procédé a rencontré deux obstacles majeurs qui ont conduit à son abandon dans les années 1920 :

  • le platinotype est un procédé par contact et le tirage ne peut avoir que les dimensions de l'original, alors que d'autres procédés, dont l'argentique, permettent l'agrandissement du cliché original.
  • le platine, par ses propriétés physiques découvertes entre temps, est devenu dés 1906 un métal stratégique au prix exorbitant. Il fut d'abord remplacé en 1913 par le palladium puis Willis tenta ensuite un mélange palladium+argent (procédé Satista).

Kodak cessera toute fabrication des papiers au platine en 1916, la Platinotype Co interrompant ses activités américaines en 1917 et disparaissant totalement en 1937.

Cette technique présente cependant des avantages :

  • le choix du papier support change la tonalité et le rendu de l'image.
  • le mélange du platine et du palladium permet un certain contrôle de la couleur,
  • l'image au platine est relativement insensible aux agressions atmosphériques : sous réserve d'une conservation correcte du papier, elle serait d'une durée de vie très supérieure à l'argentique.
  • comme c'est un tirage par contact, chaque épreuve  est en quelque sorte une oeuvre unique.

Le procédé a retrouvé une nouvelle vie dans les années 1960-1970, principalement aux Etats-Unis lors de l'abandon des papiers aux bromures et chlorobromures. Les tirages au platine offrent aussi de grandes possibilités dans la photographie d'art par son aspect mat, ses effets de couleur, la variété de reproduction par le choix des supports papier et sa durée de conservation.

A l'heure actuelle, le développement des techniques numériques permet de transférer des négatifs argentiques dans des dimensions appropriées au tirage par contact du procédé au platine ou palladium.

 

Des appareils de prise de vue devaient également figurer au catalogue de la Platinotype Co. La plaque d'identification de l'appareil présenté est ainsi rédigée :

" KEY CAMERA, Manufactured by THE PLATINOTYPE Co, LONDON "

L’appareil se présente sous forme d’une boite en bois de 29,5 x 14 x 11 cm, peinte en noir semi mat avec un décor gravé façon cannage. Muni d’une poignée, il est très discret lorsque le volet masquant l’objectif est fermé.

Quand l’obturateur est armé, l’opérateur ajuste la distance en manipulant le bouton moleté affleurant sous le boîtier, ouvre le volet situé au milieu de la face avant et déclenche en soulevant le bouton côté droit. Le déclencheur sert de repère de la distance, grâce à une plaquette striée fixée dans la fenêtre par laquelle il sort.

L’objectif et l’obturateur sont accessibles en ouvrant la face avant (photo 2 = position armée).

L’obturateur est à deux lames en ciseaux (ouverture carrée), mues par un ressort que l’opérateur arme en tournant une virole circulaire. Celle-ci est munie de deux plots, l’un retenant l’obturateur fermé armé et servant de butée à la fin de la prise de vue, l’autre interrompant le mouvement à mi course pour la pose T, obturateur ouvert.

La vitesse d’ouverture est ajustée par un frein à friction à droite de l’obturateur.

L’objectif est placé derrière l’obturateur et il n’y a pas de diaphragme. Il existait peut-être une lentille frontale disparue sur cet exemplaire, fixée sur la virole de l’obturateur et comprenant ce diaphragme (?).

La face arrière de la boite s’ouvre et découvre les glissières recevant la plaque sensible au format 9 x 12 cm : il n’y en a qu’une seule à la fois dans l’appareil. Un verrou permet d’immobiliser la plaque dans les glissières pour la prise de vue.

Les plaques sont stockées deux par deux dans des étuis en métal noirci désignés par " Key Carrier ".

L’une des extrémités de cet étui comporte dispositif cylindrique formant une vanne articulée étanche à la lumière. Deux entailles dans ce dispositif permettent la fixation de l’étui sur l’appareil par des pinces :  

  • en position couchée sur l’appareil (photo 1), l’étui est fermé.
  • en position perpendiculaire à l’appareil, une fente longitudinale fait communiquer l’étui et la chambre, face aux glissières de celle-ci.
  • Le châssis est réversible pour l’usage des deux plaques.

Six étuis, soit 12 clichés, sont réunis dans une sacoche à bandoulière en toile garnie intérieurement de velours. Les faces des étuis sont marquées de 1 à 12.

Mais la manipulation ne devait être ni facile, ni discrète :

  • il n’y a qu’une plaque à la fois dans la chambre, qu’il faut transférer depuis les étuis à chaque prise de vue, puis l'y replacer après exposition, puis tourner ou changer l’étui,
  • il faut ouvrir la face avant à chaque réarmement,
  • l’obturateur s’ouvre lorsqu’on l’arme, donc il ne faut pas de plaque à l’intérieur !
  • il semble n’y avoir ni viseur. ni dispositif de fixation sur un éventuel pied ce qui laisse pensif sur la méthode de mise au point et de prise de vue de longue durée. Peut-être existait-il un dépoli que l’on plaçait dans les glissières des plaques, ce qui expliquerait la face arrière ouvrante (?)

Il est mentionné "Patent 1889" sur les châssis, ce qui daterait cet appareil après 1889. Des plaques argentiques pouvaient être utilisées dans les châssis.

 

* J.HERSCHEL fut un grand inventeur en photographie : le cyanoptype, le chrisotype, et l'hyposulfite comme fixateur.

NDLR : la partie historique trouve ses origines dans divers sites publics du Web, dont ceux relatifs aux "procédés photographiques alternatifs ".

Platinotype Key Camera






Si Ebay ne trouve pas de correspondance, il vous affichera une liste aléatoire d'objets. Si le nombre de résultats est faible, alors, il complète automatiquement l'affichage. Les voies d'Ebay sont (parfois) impénétrables.


Nouveaux objets Platinotype sur EBAY FRANCE France

Nouveaux objets Platinotype sur EBAY ROYAUME-UNI UK
Nouveaux objets Platinotype sur EBAY ALLEMAGNE Allemagne
Nouveaux objets Platinotype sur EBAY ETATS-UNIS USA