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Office Central de la Photographie Gnôme n°5 favori envoyer imprimer
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Chronologie de la marque Office Central de la Photographie Nouvelle fenêtre

Pays de fabrication : Grande-Bretagne
Fabriqué de (Antérieur à) 1897 à 0.
Indice de rareté en France : Rare (dans les vide-greniers non spécialisés)
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N° inventaire : 6343

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Office Central de la Photographie Gnôme n°5



Les Gnôme étaient fabriqués par RJ Beck, à Londres. Leur nom d'origine était Frena. Il semble que l'Office Central de Photographie, dirigé par Bardin, en était le distributeur en France. Le nom était changé en Gnôme.
Les objectifs portent la marque de Clairin, qui semble être également une marque de l'OCP.

Le Monde Photographique, mensuel édité par l'OCP, d'août 1897 consacre un long article à l'utilisation de ces appareils :
 

Il y a un bien joli monologue dit par Coquelin Cadet, intitulé l'Obsession, qui me revient à l’esprit en voyant un peu partout, dans les journaux spéciaux et sur des affiches, ces mots : Avez-vous un Gnome ? accompagnés d’un masque grimaçant, plutôt terrible qu’attirant, et dont le rictus mauvais a l’air de refléter son état d’âme : état furieux de voir que le gnome n’est pas possédé par l’universalité des amateurs photographes.
Ce masque finit par m’obséder, et c’est d’un pas délibéré que je m’en fus trouver le constructeur pour lui tenir ce langage :
Ah ça! qu’est-ce que vous prétendez obtenir avec votre interrogation ? Effrayer les enfants, repousser les jeunes gens, inquiéter les gens graves ? Pour une fois, savez-vous, et j’emploie cette tournure puisque vous exposez à Bruxelles, je viens vous interviewer, il me faut tirer d’embarras, et voici ce que l’auteur du gnome me narra : 
 

 
Tout le monde, aujourd’hui, sait ce que c’est qu’un appareil photographique, et la plupart de vos lecteurs auront eu entre les mains, avec le loisir de les étudier, les meilleurs appareils existants. Plus on est compétent dans la question et plus il est impossible qu’on n’ait pas été frappé de la distance qui sépare encore les meilleurs appareils d’une réelle perfection pratique.
La photographie a cependant fait des progrès énormes et pris un développement industriel qui l’a mise à la portée de tous. Autrefois, le photographe devait tout faire lui-même, il devait préparer ses produits chimiques et jusqu’à ses plaques. Aujourd’hui, l’industrie nous fournit des plaques de verre ou des plaques souples toutes préparées et qui gardent leur sensibilité pendant des années. La fabrication de ces dernières, notamment, a été amenée à un point de perfection qui était dans l’ordre des choses, car il faut bien reconnaître qu’étant donné les inconvénients pratiques des plaques de verre, il fallait la plaque souple à la photographie moderne.
Il fallait à la plaque souple, appelée à remplacer la plaque de verre trois qualités : ne nécessiter l’emploi d’aucun porte-rouleaux ; être consistante et maniable autant qu’une plaque de verre; ne pas coûter plus cher.
Mais, cela obtenu, les avantages de la plaque souple se comprennent à leur simple énumération :
Nous avons maintenant des émulsions si parfaites qu’un seul éclair de lumière suffit à donner une épreuve photographique. Elles sont couchées sur celluloïde transparent, ayant exactement l’épaisseur et le poids d’une carte de visite, mais avec une consistance plus nerveuse. Elles se conservent parfaitement planes pendant toutes les manipulations. Dans ces conditions, pour les voyageurs, les touristes, pour quiconque manie l’appareil à main, la plaque souple devient indispensable. Pour emporter un bagage suffisant de plaques, il fallait une valise spéciale dont le contenu arrivait rarement intact.
 

 
Le plus précieux avantage des plaques souples aura été de permettre l’emploi d’appareils d’une légèreté et d’une commodité inconnues jusqu’à ce jour.
A des plaques parfaites il fallait un appareil parfait. C’est ce type idéal d’appareil qui a bien été réalisé par les Gnomes et qui ne sera sans doute jamais surpassé.
Autrefois, on hésitait encore à entreprendre la photographie ; on n’hésitera plus aujourd’hui quand on saura que, dès le début, on est assuré de bons résultats en opérant avec le Gnome. Il peut être réellement employé par les inexpérimentés.
Son emploi est parfaitement simple, et les Gnomes ont été établis d’un mécanisme simple, mais longuement étudié et de la plus haute précision. Quels que soient les soins et Ingéniosité apportés aux détectives ou aux jumelles les plus belles, récemment construites, il est réellement impossible, en voyant le fini des Gnomes, de ne pas reconnaître qu’ils surpassent en précision les plus beaux appareils existants. Le chargement des Gnomes est simple et rapide. Il peut être fait en moins de deux minutes. Il suffit de placer dans l’appareil le paquet de plaques tel que l’a livré le marchand. Le Gnome contient 40 plaques souples.
Le Gnome est le seul appareil à la main avec lequel on puisse exposer un paquet de plaques souples sans l’intervention d’escamotage, de châssis à rouleaux, de membranes. On peut enlever de l’appareil tout ou partie des plaques exposées sans déranger celles qui ne l’ont pas été. On n’a ainsi rien à couper et, par suite, aucune perte de matière sensible. La charge laissée dans l'appareil peut y être laissée indéfiniment et être exposée plus tard. La simplicité du Gnome est telle que d’excellentes épreuves sont obtenues même par ceux qui ne connaissent rien en photographie. Si facile est la manœuvre de l’appareil que deux seuls mouvements répétés pour chaque pose sont tout ce qui est demandé à l’opérateur pour obtenir une épreuve.
Ces deux mouvements sont :
Faire marcher l’obturateur; changer la plaque en tournant la poignée.
Cette opération fait déplacer latéralement le porte-griffes qui retenait la pellicule, celle-ci se trouvant dégagée tombe dans le fond e l’appareil et démasque la suivante, dont les dents étant mises en chicane avec la précédente, est retenue par les griffes. En même temps marche le compteur de plaques.
Le Gnome est muni d’un niveau d’eau qui permet d’avoir une perspective correcte dans les épreuves, bien que l’appareil puisse être pointé trop haut ou trop bas.
L’obturateur est d’un système particulier.
Deux systèmes sont actuellement en usage pour modifier la vitesse des obturateurs : la tension du ressort ou le frein. Ces deux systèmes sont irréguliers. Ils ne produisent qu’un réglage illusoire et amènent l’appareil à de fréquentes réparations par la fatigue qu’ils lui font subir.


L’obturateur du Gnome est un disque actionné par un ressort, toujours le même, dont la tension au décimètre a été mesurée une fois pour toutes. Ce disque est percé d’ouvertures différentes et calibrées entre elles selon une proportion invariable. Ces ouvertures différentes donnent donc pour une même vitesse de détente du ressort, des vitesses différentes rigoureusement exactes. Il résulte aussi de ce mécanisme une douceur de marche que rien n’égale.
L’obturateur possède les vitesses de 1/80, 1/40,1/20,1/10 et 1/5 de seconde. Cette dernière vitesse, parfaitement régulière, met le Gnome hors de pair, car il lui permet de photographier en instantané à la main de nombreux sujets qui, avec des jumelles ou des détectives, seraient impossibles à prendre autrement qu’en pose avec l’appareil monté sur pied.
La partie optique a été très étudiée. Ce sont les verres français à la baryte de la plus remarquable clarté qui ont été employés.
Les Objectifs sont des séries supérieures des combinaisons Clairin. Ces combinaisons réalisent la perfection optique de nos jours. Il suffit de voir leurs résultats pour être convaincu qu’on ne pourrait demander autre chose aux marques plus anciennes les plus justement réputées.
Un compteur automatique enregistre le nombre des plaques posées.
Les viseurs présentent l’image redressée dans son vrai sens. Ils sont composés de véritables petits objectifs proportionnels aux grands et donnant une image rigoureusement semblable en proportions à un millimètre près. L’image qu’ils donnent est visible même quand ils sont exposés à la plus vive lumière.
Le Gnome est toujours prêt pour l’usage et en toute lumière. Il est bien conditionné en tout et est recouvert de maroquin inusable, à gros grain, de la plus belle qualité.
 
Tel nous a parlé l’aimable Directeur du Comptoir central de Photographie ; nous n’avons rien dit, nous avons pris l’appareil, nous l’avons emporté pour l’étudier et l’essayer.
Eh bien! il nous faut constater que l'objet n’a pas été surfait et qu’il est véritablement original comme organes et comme résultats.
Et il a cet avantage, pour nous très grand, de contenir quarante pellicules et de ne peser qu’un poids insignifiant.
Contrairement à l’avis de quelques-uns, nous pensons que ce sont des appareils pratiques, comme le Gnome, qui donnent le goût de la photographie à ceux qui jusqu’ici avaient résisté au mouvement qui porte les masses vers la photographie.
 
Georges Brunel.
Office Central de la Photographie Gnôme n°5






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