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Kodak DCS200
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Photo(s) de EC et texte de EC. Propriété de Eric Carlhan. Dernière modification le 2019-04-27 par Sylvain Halgand.

Fabriqué ou assemblé en Etats-Unis de 1992 à 1994.
N° inventaire : 8568

Fiche technique complète

Chronologie des appareils Kodak 
Historique de la marque Kodak

On entend souvent dire que Kodak a raté le virage du numérique. Je crois surtout que le virage n'était pas plus envisageable pour un mastodonte de la taille de Kodak que la remontée de la Seine jusqu'à Paris par un super tanker. Une chose est sûre : Kodka a été le premier sur le coup et a tout fait pour y arriver.

Le DCS200 est une tentative pour prendre pied au plus tôt dans le monde du reflex numérique haut de gamme. Pour cela, Kodak n'a pas hésité à se baser sur un des meilleurs reflex de l'époque le Nikon N8008S (F801S en Europe) et à lui adjoindre une imposante semelle contenant le capteur CCD de 1,54 MP et l'électronique allant avec dont un disque dur fixe de 80 Mo. Le déchargement des 50 images enregistrables se faisait par une interface SCSI et une énorme prise à 25 contacts du même modèle que celles utilisées sur les commandes numériques d'alors (donc pas vraiment miniature).

Le facteur de conversion calculé sur les diagonales images du 24 x 36 (43.3 mm) et du capteur de 14 x 9.3 (16.8) donne un rapport de 2.58 arrondi à 2.5 sur les documentations. Chose plus grave, Pythagore est formel : le facteur de correction s'applique sur les 2 dimensions ce qui fait qu'en surface le capteur est 6.65 fois plus petit qu'un cliché 24 x 36. Le verre de visée a été muni d'un cadre noir séparant la zone utile et une zone grisée qui ne figurera pas sur le cliché final. On voit donc clairement dans le viseur l'énorme perte de surface.

Il n'y a pas d'écran de visualisation. L'alimentation est confiée à 4 piles LR6 pour le boîtier et 6 pour le dos numérique ce qui fait que le poids du boîtier muni d'un objectif passe la barre des 2 kg. Pour ce poids, on avait droit à une résolution de webcam pour le prix d'une voiture moyenne (~70 000 francs).

Le remplacement des piles du boîtier impose de déposer le dos numérique ce qui donne un accès total au capteur. Pratique pour le nettoyage, mais dangereux quand même.

En cette période de la préhistoire du numérique, l'obsolescence atteignait des sommets de rapidité et cet appareil s'est trouvé démodé en un temps record. Quand je l'ai trouvé dans une entreprise où je travaillais, il avait déjà eu deux successeurs en 5 ans et ne servait plus qu'à caler la porte.

Je l'ai récupéré boîtier nu donc le zoom qui l'équipe a très peu de chances de correspondre au montage d'origine.

Kodak DCS200





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