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Seibido Venus F favori envoyer Print
Photos by RL text by RL. From the collection of Renaud Laemmli
France Version française

Chronology of the Seibido brand  New window

Manufactured in Japon from Circa 1934 until Circa 1936.
Index of rarity in France : Rare (among non-specialized garage sales)
Sold listing on Ebay.com New window
Inventory number: 6939

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Seibido Venus F

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Les exemplaires connus de ce Venus F semblent se compter sur... LE doigt d'une main ! Il n'existe aucune image, ni dans le Sugiyama (ISBN-10: 0870117432), la bible des appareils japonais, qui ne le référence même pas, ni dans Kokusan Kamera no Rekishi (ISBN 4-02-330312-7), une autre référence nippone reproduisant cependant une publicité de mai 1936 consacrée au Semi Dymos mais annonçant le Venus F.

Ce nom de Venus est clairement estampé dans le cuir de la poignée, ainsi qu'au dos du châssis porte-dépoli. Par contre, pourquoi ce F ? D'autant plus qu'un autre modèle est annoncé en janvier 1936, dénommé... Venus FF. Double mystère.

Dans le cas qui nous occupe, le Venus F est équipé d'un obturateur Rulex, plafonnant au 1/150, fabriqué par Neumann & Heilemann. Si on connaît bien l'historique de la firme Minolta, on se souvient que ces deux allemands étaient les premiers associés de Kazuo Tashima entre 1928 et 1931-32. Cette entreprise, qu'ils ont crée après leur départ de Minolta pour cause de mésentente, aura une courte existence et sera reprise par Fujimoto en 1937. Par contre, aucun indice ne permet de découvrir le fabriquant de l'appareil en lui-même : Seibido n'était en principe qu'un distributeur, il est donc peu probable qu'il soit devenu constructeur à cette occasion. Neumann & Heilemann ? Ils sont plutôt connus pour les obturateurs (Neuheill, Perfect et Perfekt en plus du Rulex). Un appareil leur est attribué, le Prince-Flex, et encore il est fort possible qu'ils n'aient fait que le montage final, les différents éléments étant produits par un tiers.

Il faut se remettre dans le contexte : à cette époque, le Japon n'a pas encore l'industrie photographique que nous lui connaîtrons plus tard, et seules quelques firmes sont en mesure de proposer du matériel fabriqué au japon : Konishiroku (futur Konica), Kuribayashi (qui deviendra Petri) et Nichidoku-Molta (Minolta) sont à peu près les seuls, rejoints vers 1935 par Seiki Kogaku (Canon), Riken (Ricoh) et Mamiya. On suppose que ces quelques entreprises consacraient leur énergie à produire leurs modèles propres, et en cas de sous-traitance, on devrait retrouver des éléments trahissant leur origine. Un rapprochement peut cependant se faire avec les Weha, distribuées par Yamamoto, un distributeur Osakien. Est-ce un hasard, plusieurs de ces appareils ont été retrouvés avec un porte-dépoli marqué Venus ? Par contre, le constructeur de ces chambres n'est pas plus identifié, mais nul doute que si un jour on le trouve on pourra répondre à plusieurs questions.

L'objectif est lui aussi un mystère : marqué Heedle Anastigmat 1:4,5 f=10,5 cm Berlin. L.W, il s'agit sans aucun doute d'une optique importée, peut-être d'Allemagne. Mais ces deux noms (Heedle et Berlin.L.W) sont pour le moins obscurs.

Ce qui est encore plus curieux, c'est que Balda-Werk proposait, à partir de 1931, un appareil métallique à plaques, de format 6,5 x 9 cm, nommé... Venus, équipé parfois d'obturateurs... Rulex ! La clé de toute cette énigme serait-elle que le Venus Seibido est un Balda, monté avec un objectif issu d'un obscur opticien ? C'est tentant, mais il faudrait retrouver une image de ce nouvel appareil mystère : le Venus Balda, dans sa version métallique de 1931 est de diffusion au moins aussi large que le Seibido ! Attendons des preuves... mais une origine allemande expliquerait au moins pourquoi le Sugiyama ne l'intègre pas dans les appareils japonais !

Seibido Venus F