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Petri Kokka Hand Camera
France Version française
Photos by RL text by RL. From the collection of Renaud Laemmli. Last update 2018-11-01 par Michel Rochevalier.

Manufactured or assembled in Japan from (Circa) 1933 to (After) 1933.
Index of rarity in France: Rare (among non-specialized garage sales)
Inventory number: 7367

See the complete technical specifications
Chronology of cameras Petri 
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Si on feuillette des anciennes revues, il y a eu des Kokka, des New Kokka, des S-Kokka I et des S-Kokka II, sans que l'on sache exactement de quoi il s'agit.
McKeown distingue les Kokka des New Kokka par le couple Obturateur / objectif, les premiers étant équipés d'éléments d'importation alors que les seconds se voient dotés d'équipements purement nippons. Les S-Kokka I et II apparaissent dans un récapitulatif de la production japonaise de 1941 (Kokusan shashinki no kotei kakaku), sans descriptif de chaque modèle.

On ne tranchera donc pas pour mieux définir cet exemplaire, d'autant que l'obturateur est bien japonais (Magna de Seikosha, mais rien n'est sûr pour l'objectif : First Anastigmat ne se rattache à aucun opticien connu, mais plutôt à Minagawa Shoten, distributeur exclusif des appareils fabriqués par Kuribayashi, entre autres, et dépositaire de la marque First.
On sait qu'à un certain moment, Tokyo Kogaku (plus tard) Topcon), produira les objectifs montés sur les Kokka : les State et Toko notamment. S'agit-t-il ici d'un des premiers exemplaires produits par cette enseigne ? Il porte le n° 215, un numéro plutôt bas. Les objectifs habituellement importés ont en général des numéros de série à plusieurs chiffres, ou alors aucun.
Par ailleurs, de nombreuses combinaisons objectif / obturateur ont été utilisées au cours de la production des différents modèles.

Une quasi certitude : les Kokka étaient construits par Kuribayashi (Petri par la suite) ; ils appartiennent à cette petite famille de chambres à mise au point par vis d'Archimède (pour mémoire Kinka et Worth de Yamamoto Camera Co., Sirius / Lomax de Minolta, Ohca de Konica, First Hand de Kuribayashi, Need et Weha Light B de fabricant inconnu).

La mise en batterie est des plus habituelle pour ce type de chambre : un bouton (chromé, bien visible pour une fois) sur le dessus libère l'abattant, qui est légèrement repoussé par des ressorts. Une fois enclenchés les ciseaux dans leur entaille, on tire la platine porte-objectif en se servant des deux prises chromées : le chariot se bloque seul, la mise au point est réglée sur l'infini. Ce système, bien que fréquent, a un inconvénient : la plaquette des distances (graduée en pieds) n'étant pas solidaire du chariot, il faut débloquer le verrouillage pour pouvoir amener la console vers l'avant au moyen de la vis sans fin. Il faudra encore y penser au moment de la fermeture.

Cet exemplaire possède un véritable double tirage, mais on sait par des publicités qu'un autre modèle a existé avec simple tirage et mise au point sans vis d'Archimède. Il dispose aussi d'un décentrement vertical, commandé par la vis coiffant la console en U à main droite. Il semble là aussi qu'un troisième modèle ait existé, avec mise au point par vis d'Archimède mais sans décentrement.

Lors de son achat, cette chambre était dépourvue de dépoli, qui devrait en principe être marqué Kokka, mais les différents éléments sont rigoureusement identiques aux exemplaires clairement identifiés. Seul un adaptateur pack-film était présent, le tout dans un étui large en cuir épais doublé de velours. Le fermoir est gravé avec le dessin d'un chien portant sur son dos un losange marqué D.Y, et sur son corps on lit encore D.Y.&Co.

Un écrou de pied se trouve bien au centre du dessous, pour les prises de vue en portrait, mais celui destiné aux paysages est curieusement placé : à quelques millimètres de l'angle inférieur à main droite, sans doute pour une question de rigidité...

Petri Kokka Hand Camera