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Studioflex Stud favori envoyer Print
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France Version française

Chronology of the Studioflex brand  New window

Manufactured in France from Circa 1946 until (After) 1946.
Index of rarity in France : Rare (among non-specialized garage sales)
Sold listing on Ebay.com New window
Inventory number: 9097

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Studioflex Stud

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Quand on voit la taille du "Stud" de Studioflex lorsqu'il est entièrement déployé, environ un mètre de long et 60 centimètres de hauteur, pour un poids de près de 10 kg,  on a de la peine à croire qu'il ne s'agit que d'un appareil au "petit" grand format 9 x 12 cm.

Tout n'est pas aussi simple : on comprend mieux lorsqu'on  regarde la chose de plus près...

Le viseur, par exemple, est composé de trois miroirs de même taille : l'habituel dans la chambre qui se lève au déclenchement et deux autres fixes qui renvoient l'image redressée (verticalement mais pas horizontalement) à l'arrière. Pour que la visée soit facilitée, l'opérateur est assis derrière sa machine avec un voile au-dessus de lui maintenu par les arceaux métalliques ressemblant aux poignées d'un motoculteur !

La taille de l'objectif ne dépare en rien celle de l'ensemble : un imposant 300 mm Boyer, alors que la focale normale du format se situe à 150 mm. Monté sur planchette, il peut être articulé par une seule bascule verticale dont on voit le réglage par la longue tige filetée sur le côté.

Après la taille et l'aspect de l'engin, sa mécanique réserve aussi quelques surprises...

Ainsi, les montée et descente du miroir sont activées par une simple cordelette qui s'enroule ou se déroule autour d'un gros cylindre en bois. À l'intérieur de ce cylindre, un ressort, réglé par une molette sur le côté de la chambre, permet un déplacement plus ou moins rapide du miroir ; de plus, la tension du ressort peut être remise à zéro, pour éviter sa "fatigue", lorsque l'appareil n'est pas en fonction.

Une autre curiosité, l'obturateur, à rideau plan focal. À chaque fois que je veux faire fonctionner la machine, j'ai quelques difficultés à trouver par où il faut commencer... L'obturateur ressemble à une mécanique d'horlogerie, avec, en plus de la pose T, trois gammes de 10 vitesses, ce qui fait 30 réglages différents disponibles (sans compter le T) ! Les deux rideaux défilent plus ou moins rapidement en laissant une ouverture plus ou moins grande selon ces réglages.

C'est, comme son appellation le laisse deviner, une chambre de de studio que l'on peut difficilement déplacer. Son dos tournant en fait une chambre carrée, pour passer du mode paysage au mode portrait (et inversement) sans basculer l'appareil. Lorsque le dos tourne, un petit système mécanique avec renvoi d'angle permet d'indiquer, sur le dépoli de visée (approximativement, c'est plus un rappel), quel mode, portrait ou paysage, est employé.

Enfin, quand on suit les circuits de la synchronisation du flash après avoir parcouru le reste, on est moins étonné par la complexité de la chose : toute une filerie à l'intérieur de la "bête", avec trois contacts qui s'ouvrent ou se ferment selon la position de certains éléments. Parmi ces contacts, ô surprise, un à mercure ! En série avec un autre contact simple du rideau, il suit le mouvement du miroir et s'active lorsque celui-ci est entièrement relevé. Il est connecté à l'extérieur sur un plot pour l'éclairage de puissance.

Le corps arrière de la chambre, comprenant le bloc de visée et l'obturateur, se déplace en glissant sur le socle en bois et est fixé par écrou de chaque côté, tandis que le corps avant, avec l'objectif, se déplace sur rail à l'aide d'une molette latérale. Pour réduire l'encombrement, le corps avant peut être glissé contre celui arrière de telle sorte qu'on ne voit plus le soufflet.

Voilà bien un appareil qui, quoique d'une esthétique peu flatteuse, ne manque pas d'intérêt pour ses astuces parfois bizarres !
 

Studioflex Stud

Studioflex Stud