Historique de Contipho favori envoyer

La Société Continentale de Photographie (Contipho) était composée en partie des anciens établissements Jules Demaria. 
Le 13 février 1933, lors d'une réunion de la chambre syndicale des fabricants et négociants de photographie, M. Jules Demaria, Président de la Chambre Sydicale, informait par écrit ses collègues que son contrat étant arrivé à expiration, cessait sa collaboration avec la Société Contipho.
 

 

En septembe 1931, la revue "Lectures pour tous", éditée par Edi-Monde, rend visite aux Etablissements Contipho. Aujourd'hui, on parlerait de "publi-reportage". :
 

LES ETABLISSEMENTS CONTIPHO CAPITALE DE LA PHOTOGRAPHIE

On m'avait souvent recommandé de visiter les Établissements «Contipho», 113 bis, boulevard Ney, comme étant à la fois une exposition permanente de la photo, du phono et de la radio, ainsi qu'un modèle d'organisation.
A l'arrivée, boulevard large, façade imposante, propre, réception souriante et agréable de la part d'un huissier qui, toutefois, ne vous laisse pas passer sans y avoir été autorisé par 1a personne que vous désirez voir.
Je suis conduit directement au troisième étage, dans le bureau du directeur général, M.Smoliak, homme jeune, énergique, au regard aigu derrière ses lunettes d'écaillé.
J'explique le but de ma visite, c'est-à-dire voir en détail l'établissement Contipho et en même temps connaître l'opinion du directeur sur l'avenir du commerce photographique.
La visite, sous la conduite de M. Smoliak, est faite d'une manière extrêmement rapide, mais très intéressante, après quoi il me laisse entre les mains de ses principaux collaborateurs, tous jeunes, sinon par leur âge, du moins par leur ardeur.
Ce qui frappe particulièrement dans la maison, c'est la lumière, l'air et l'atmosphère de cordialité dans laquelle tout le monde travaille, ainsi que l'ordre qui règne jusque dans les moindres détails. De tous côtés, on voit un classement réfléchi, étudié, tirant parti de chaque emplacement, mais laissant tout de même l'espace convenable pour exécuter sérieusement le travail.
Au cinquième étage, la comptabilité. Au quatrième étage, une salle d'exposition qui permet à l'amateur comme au professionnel au revendeur, de trouver et d'essayer ce dont il peut avoir besoin en photo, comme en phono, cinéma, radio, etc.
On y voit des appareils et des fournitures de toutes les marques, aussi bien françaises qu'étrangères. On est, en un mot, en plein centre d'un musée de la photographie placé, d'ailleurs, sous le contrôle de l'homme le plus qualifié pour ce travail, M. Jules Demaria, chevalier de la Légion d'honneur, plusieurs fois président des Chambres syndicales françaises de photographie, et à la mémoire duquel aucun client, fût-il le moins important, n'échappe.
On m'explique alors le programme commercial envisagé, programme qui, à mon point de vue, est tout à fait une nouveauté en France et certainement dans beaucoup d'autres pays. Je félicite mon interlocuteur en regrettant de ne pouvoir m'attarder davantage.
Au troisième étage, salle du Conseil, bureau du directeur général, services administratifs (réduits, d'ailleurs, au minimum), service de la publicité et service des installations muettes et sonores des salles cinématographiques.
Au deuxième étage, j'entre dans le domaine de M. Gilbert René, un de nos meilleurs photographes qui a su installer des ateliers absolument modernes par leur fonctionnement et d'un rendement formidable.
Chaque jour, on y fait une moyenne de 1 000 portraits, on y développe plusieurs milliers de bobines d'amateurs, on y tire quelques milliers de photographies publicitaires.
Tout cela dans l'atmosphère la plus aérée comme la plus cordiale.
Au même étage se trouve l'atelier de retouches où de nombreux artistes de valeur travaillent sans arrêt.
Au premier étage des magasins d'approvisionnements admirablement organisés permettent de fournir la clientèle à lettre lue.
Enfin, au rez-de-chaussée, les ateliers de fabrication des phonos électriques ou portatifs, les ateliers de mécanique du « Maton », la dernière merveille de la maison, le petit appareil « Maton », qui prend directement les épreuves sur papier, sans interposition de pellicules ou de négatifs, d'où économie considérable pour l'amateur.
Comment décrire en détail un organisme aussi considérable ? Mais je me suis fait promettre que nos lecteurs pourront visiter cet établissement quand et comme ils le voudront. Nous ne pouvons qu'encourager une telle organisation, dont l'extension doit être profitable à tout le monde.
Que les personnes s'intéressant à l'une des trois branches exploitées par Contipho ou seulement a l'organisation rationnelle et moderne, visitent ces établissements. L'accueil le plus courtois leur sera réservé, j'en suis certain.

Mes félicitations aux chefs avisés et aux actifs collaborateurs de Contipho. R. J.

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