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Minolta Sirius favori envoyer Print
Photos by RL text by RL. From the collection of RL
France Version française

Chronology of the Minolta brand  New window

Manufactured in Japon from 1931 until after 1931.
Index of rarity in France : Rare (among non-specialized garage sales)
Sold listing on Ebay.com New window
Inventory number: 7087

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Minolta Sirius

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Le Sirius était le modèle le plus simple de la nouvelle collection automne-hiver 1931. La société vient tout juste de changer de constitution juridique, s'appelant désormais Molta Goshi Kaisha, et renouvelle donc sa gamme d'appareils : le Sirius prend la place du Nifcaklapp, l'Arcadia celle du Nifcasport. Par la suite, vers 1934, le Happy prendra la place intermédiaire, et un accord d'exclusivité sera signé avec le distributeur Asanuma Shokai.
Pourtant, la plupart (sinon la totalité) des exemplaires connus portent encore une plaque vissée sous le cadran de l'obturateur, gravée "Nifca Photo", le premier nom de l'entreprise Molta. Le châssis dépoli est aussi orné du tout premier logo, "NphDCo" dans un cercle, les initiales un peu en vrac pour Nichi Doku Photo Company. Cette disposition paraît fortement inspirée du logo contemporain de G.A.Krauss.
Le nouveau nom, "Molta", est inscrit au bas de la façade, au dessus du chariot et avant le numéro de série.
Pour finir, "Sirius" est frappé au centre de l'abattant.

Ici, nous avons encore le système d'ouverture primitif : il faut presser simultanément deux boutons, un sur chaque côté, lesquels libèrent les deux "champignons" à l'avant de l'abattant. Un système plus tardif, que l'on retrouve aussi sur le Lomax, et sur la quasi-totalité des chambres de cette époque, est peut-être finalement moins pratique, mais sans doute plus simple à fabriquer : un seul bouton au dessus, plus ou moins sous la poignée, libère un verrou.
Le viseur pliant aussi subira une évolution : le petit oeilleton circulaire visible ici deviendra beaucoup plus grand, avec une découpe en accolade à son extrémité, que l'on retrouvera aussi sur le Happy.

La mise en batterie n'est pas tout-à-fait habituelle : ici un verrou maintient le chariot en position rentrée, on le libère par le minuscule levier au centre des plots de tirage. On amène ensuite le repère de mise au point sur la position "infini" où le chariot se bloque de nouveau. Pour des photos plus proches, c'est la grosse vis d'Archimède qui entre en fonction : les graduations descendent à 1 m, mais comme le Sirius possède un vrai double tirage, une mise au point à moins de 50 cm doit être possible.

On remarque sur la façade de l'obturateur, au dessous de l'objectif et au dessus de la plaque gravée des diaphragmes, un curieux trou. Il s'agit en quelques sortes d'une fonction cachée de l'obturateur Koilos : moyennant une aiguille et du fil on obtient un retardateur tout-à-fait fonctionnel. Il suffit d'enfoncer l'aiguille dans le trou, à laquelle on a attaché une longueur de fil suffisante. On appuie ensuite sur la commande du déclencheur ; mais l'aiguille bloque en fait le mouvement, et seul un ressort est armé à ce stade. Le cycle du déclencheur se fera dès qu'on tirera l'aiguille à distance au moyen du fil. Cette histoire paraîtra peut-être cousue de fil blanc à certains, mais elle est pourtant exacte !

La poignée est particulière : il s'agit de métal plié, gainé de cuir au centre.
Bien sûr, le boîtier est équipé de deux écrous de pied. La simplification a des limites !

Deux modèles étaient proposés, au moins à partir de 1932, dont la seule différence vient de l'ouverture : 6,3 comme celui-ci, ou 4,5 pour les photographes plus exigents. Il existe par ailleurs plusieurs variantes, mais toutes ne sont peut-être pas encore identifiées, sans compter le rarissime Lomax qui était en fait un Sirius anonymisé pour les besoins d'un distributeur. Le Sirius est aujourd'hui un appareil particulièrement rare, surtout en bon état.

Minolta Sirius

Minolta Sirius