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Konica Sakura
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Photo(s) de RL et texte de RL. Propriété de Renaud Laemmli. Dernière modification le 2019-11-17 par Michel Rochevalier.

Fabriqué ou assemblé en Japon de (Circa) 1937 à (Postérieur à) 1937.
Rareté en France : Rare (dans les vide-greniers non spécialisés)
N° inventaire : 9569

Fiche technique complète

Chronologie des appareils Konica 
Historique de la marque Konica

"Sakura" désigne, en japonais, le cerisier ornemental et sa fleur, mais correspond chez Rokuo-Sha, puis Konishiroku, plus tard Konica, à différents produits : le premier papier photographique produit au japon à partir de 1903, une gamme de pellicules, noir et blanc dès 1929 puis couleur, mais aussi un box utilisant la pellicule 120 disponible en deux formats (4,5 x 6 cm ou 6 x 9 cm), et aussi enfin l'appareil en bakélite qui nous occupe ici. Le premier appareil photo de la firme s'appelait d'ailleurs Cherry, on ne s'éloigne pas de la cerise. Pendant longtemps, le logo de Konishiroku représentait d'ailleurs une fleur de cerisier stylisée, entourant un idéogramme.

Sur de nombreux sites, on distingue cet appareil du box homonyme en le désignant comme "Sakura Bakelite", la matière principale ici. Les publicités d'époque l'identifient clairement comme un appareil de vulgarisation destiné à la jeunesse : toutes nous montrent un jeune garçon, soit dessiné, soit photographié avec le Sakura en main. Avant guerre, les jeunes filles japonaises ont des choses plus sérieuses à faire ! Fermé, le Sakura est minuscule : il fait à peine la largeur de la main et son épaisseur est de peu supérieure à celle d'une savonnette. Pour l'utiliser, il convient de tirer la façade qui coulisse comme un tiroir et se bloque en position de prise de vue. C'est aussi dans cette configuration que l'on peut faire glisser le dos pour charger une pellicule : un verrou au dessous libère la partie supérieure, que l'on tire vers le haut. Une simple chicane assure l'étanchéité à la lumière. Il faut caler la première vue au moyen du regard inactinique positionné au milieu du dos, mais ensuite on peut se guider grâce aux repères numérotés gravés sur la molette d'avance. Attention, il ne s'agit pas pour autant d'une avance automatique ! Aucun cran n'empêche d'aller trop loin, mais si on s'arrête bien en face de chaque numéro le système, simple, doit fonctionner.

L'objectif est un simple ménisque, il n'y a bien sûr aucune mise au point possible, ni diaphragme. Seul un levier en forme de flèche, en façade, permet de varier le temps d'exposition : instantané (position I) ou pose (position B). Le levier plus long est le déclencheur.

Cerise (!) sur le gâteau, le Sakura, malgré sa simplicité, possède un écrou de pied au pas Kodak, noyé dans la bakélite du dessous. Ce même écrou de pied sert en outre à maintenir un joli petit étui en cuir gainé à l'intérieur de velours bleu, marqué lui aussi "Sakura" en façade. Il est même possible de recharger l'appareil sans le sortir de son étui, une particularité assez rare qui mérite d'être signalée.

Konica Sakura



Konica Sakura



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