BREAKING NEWS[majoral] agrandisseur solaire par Patrick FOURNERET | Fred - nouveau et pas vraimen... par Jacques Bratieres | Porst cr7 par Sylvain Halgand | Présentation par Sylvain Halgand | [gitzo] les titreuses par Arnaud SAUDAX | Signaler les erreurs des page... par Gérard EVEN | [iso] n° de série duplex su... par jean-pierre ver | Salut à tous par Eric Carlhan |
Kodak 35 stereo favori envoyer imprimer
Photo(s) de Sylvain Halgand et texte de Sylvain Halgand. Propriété de Sylvain Halgand
UK English version
Promo

Chronologie de la marque Kodak Nouvelle fenêtre

Pays de fabrication ou d'assemblage final : Etats-Unis
Fabriqué de 1954 à 1959.
Indice de rareté en France : Rare (dans les vide-greniers non spécialisés)
Dernières ventes sur Ebay France Nouvelle fenêtre
N° inventaire : 1019

Voir la fiche technique complète Nouvelle fenêtre
Kodak 35 stereo



Kodak n'en était pas à son coup d'essai avec la stéréo, puisque dès le début du siècle, plusieurs appareils stéréo faisaient déjà partie du catalogue de la firme à la marque jaune et rouge.
L'originalité de celui-ci réside dans le fait qu'il est destiné à un public très large. Pour tenter ce public, l'appareil ne nécessite pas une pellicule spéciale, mais un film format 135, et plus particulièrement le Kodachrome (film diapositive), facile à se procurer en ce milieu des années 50. Kodak vendit même la Kodachrome avec le développement et le montage sous cache stéréo.

L'appareil est en bakélite marron, gainé d'un habillage également marron, avec des parties métalliques. Il est léger malgré son encombrement. L'aspect général rappelle celui des Pony 135.
Les deux objectifs (Anaston 3,5/35 mm) sont couplés, sans que l'on puisse voir le dispositif de couplage. Le réglage de distance peut se faire indifféremment sur l'un des deux objectifs. Celui de droite est gradué en pieds, alors que celui de gauche à pour repères de petits pictogrammes. Les objectifs sont protégés par un cache en bakélite, également marron. La fenêtre antérieure du viseur de l'appareil se trouve entre les deux objectifs, alors que la fenêtre postérieure se trouve à un emplacement plus traditionnel. Le viseur comporte donc un jeu de miroir. Au bas de la fenêtre antérieure du viseur se trouve un niveau à bulle, vert fluo, afin de permettre un cadrage parfaitement horizontal. Ce niveau à bulle est visible dans le viseur. Le réglage de l'ouverture et de la vitesse sont situés au-dessus des objectifs, entre ceux-ci. Il y a également un couplage unique pour régler simultanément les deux diaphragmes et les deux obturateurs. Le réglage de ces deux paramètres se fait sur une platine horizontale située au dessus du viseur.

Sur le dessus de l'appareil se trouvent deux gros boutons pour l'avancement du film et pour son rembobinage. Ces boutons sont finement gainés. L'avance du film entraîne l'armement de l'obturateur. Le bouton de rembobinage est muni d'une manivelle repliable également gainée.
En symétrie du déclencheur se trouve, une proéminence métallique, qui s'avère être le cache d'une prise synchro.

A l'usage la visée déconcerte par sa petite taille. Le niveau à bulle est pratique, car il est difficile de se faire une idée de l'horizontalité de l'image, tant elle est petite. Les réglages sont simples. Le déclencheur est doux, beaucoup plus que ce à quoi on s'attend. Le rembobinage du film nécessite qu'on maintienne un petit loquet sous l'appareil, tout en rembobinant. L'appareil est long et il faut un peu jongler pour y arriver. La peur de faire tomber cette antiquité en bakélite n'arrange pas les choses.

Sur le marché américain des années 50, les appareils de ce type étaient assez nombreux. Un des principaux concurrents du Kodak (et aussi son modèle) était le Realist (qui donna son nom au format de vues obtenu avec le film 135, soit le 24 x 23 mm, avec entraxe de 70 mm), mais ce dernier, certes équipé d'objectifs ouvrant à 2,8, était beaucoup plus cher. Le concepteur du Realist s'appelait Seton Rochwhite. Avant guerre, il avait déjà fabriqué des appareils stéréo, restés à l'état d'étude. C'est avec le Kodachrome qu'il développera industriellement son idée.
En France, au même moment, nous n'avions plus guère que le Verascope 40. Les nombreux autres modèles d'avant-guerre n'ayant pas survécu au développement du film 135, et peut-être aussi à une désaffection du public français pour la stéréo.

A l'heure où les appareils numériques deviennent légion, l'utilisation de cet appareil au milieu de la foule suscite bon nombre de regards d'interrogation. Certains en viendraient presque à demander le nombre de pixels de ce drôle de truc.

Kodak 35 stereo





Objets de même marque en vente sur Ebay France

findItemsAdvanced