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Olympus Pen F / FT / FV favori envoyer imprimer
Photo(s) de GL/BF et texte de -. Propriété de GL/BF
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Chronologie de la marque Olympus Nouvelle fenêtre

Pays de fabrication : Japon
Fabriqué de 1963 à (Postérieur à) 1966.
Indice de rareté en France : Rare (dans les vide-greniers non spécialisés)
Dernières ventes sur Ebay France Nouvelle fenêtre
N° inventaire : 11639

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Olympus Pen F / FT / FV



Olympus Pen F : Premier reflex demi-format au monde

Cette page n'a pas l'ambition d'être une référence technique et documentaire sur l'Olympus Pen F, mais de rassembler un maximum d'informations sur ce reflex.

Les informations présentées ne sont pas garanties et je vous invite à me signaler toute erreur ou coquille qui se serait introduite ici.

Présentation

L'ère de gloire du demi-format commence par un challenge technique lancé par Olympus à un de ses jeunes ingénieurs, Yoshihisa Maitani, à qui la firme demande de créer un compact grand public pour un prix de commercialisation de 6000 yens. A l'époque, l'appareil photo le moins cher de la gamme Olympus, le 35S 3,5, coûte 23000 yens...

Le résultat sera le Pen, lancé en 1959, un petit compact dont la conception a été guidée par l'expérience de M. Maintani en photographie et régulée par les contraintes de coût de fabrication. La fabrication sera d'ailleurs confiée à un sous-traitant car Olympus n'est pas en mesure d'assurer un bas prix pour une petite série. Le demi-format (« half frame" en anglais, appelé aussi « single frame » par Olympus, en référence au format initial de cinéma sur la pellicule 35 mm qui est de 18 x 24 mm), a été choisi afin de réduire la taille de l'appareil mais aussi dans un souci d'économie pour le consommateur puisqu'il peut réaliser deux fois plus d'images sur un film 135. Le Pen sera suivi par plusieurs évolutions poussant toujours plus vers la simplicité et l'automatisme.

Alors que le Pen EES est en phase de développement, un responsable vient voir Yoshihisa Maitani et lui demande: « et que penseriez-vous d'un reflex demi-format? ». L'ingénieur va à son bureau et en sort un schéma mécanique du futur reflex: il a le feu vert immédiatement. Le Pen F sera commercialisé en 1963, accompagné de tout son système reflex. Une cinquantaine de brevets seront déposés pendant la conception de ce reflex miniature.

 

Les choix technologiques qui ont guidé sa conception semblent tenir en un mot: compacité. Et de ce côté, c'est plutôt une réussite. Le Pen F est plus petit qu'un télémétrique contemporain, avec les avantages de la visée reflex (et ses inconvénients, également). Il est incomparable avec les reflex 24 x 36 des années 60, lourds et encombrants. A l'épaule, il ne pèse que 600 g avec son objectif standard Zuiko 38 mm f/1,8.

La compacité du Pen F est le résultat du choix demi-format, bien-sûr, mais aussi de l'utilisation d'une visée reflex non pas à prisme supérieur mais à prisme latéral et miroirs. Exit le capot surmonté d'une pyramide disgracieuse, le dessus du Pen F est plat - ce qui lui va à ravir. Aucune excroissance ne vient d'ailleurs troubler la fluidité du capot: la molette de sélection des vitesses est sur la face avant, le levier d'armement est à l'arrière, le déclencheur rectangulaire est « encastré » dans le capot.
Avantage du demi-format: l'obturateur peut se permettre d'être proportionnellement plus encombrant, Olympus a donc installé un obturateur rotatif. Les vitesses d'obturation s'échelonnent de 1 à 1/500 + pose B. Cet obturateur raffiné permet la synchro flash à toutes les vitesses. Un luxe que les boîtiers récents fournissent enfin à grand renfort d'électronique et de flashes spécifiques dont l'éclair est artificiellement rallongé!

Bien que le Pen F ne soit pas destiné à un public haut-de-gamme exigeant, la finition est très bonne et l'ensemble respire la solidité sans tomber dans les excès du blindage façon Krasnogorsk. Le corps en alliage est robuste, le capot embouti résiste parfaitement aux assauts du temps (mais se raye facilement) et jusqu'au garnissage en plastique souple du boîtier, point faible des appareils anciens, qui est toujours en excellent état.


A la prise en main, le Pen F pourrait pécher par sa compacité mais heureusement, il n'en est rien – au moins pour moi qui n'ai pas de mains format « battoir à linge ». Le déclencheur tombe naturellement sous l'index, et la molette de sélection des vitesses forme une protubérance qui permet de bien saisir le boîtier. Le levier d'armement est bien placé, mais il manque de douceur. A sa décharge, l'appareil essayé n'a jamais été révisé en 40 ans d'existence et mériterait un petit nettoyage des mécanismes...




Olympus-Pen FLa position de la molette des vitesses, si elle est très bénéfique esthétiquement, n'est pas des plus pratiques: impossible de changer de vitesse d'un coup de pouce comme on le fait sur un reflex « classique » tel le Pentax Spotmatic. Il faut bouger la main droite pour tourner la molette, donc tenir l'appareil de la main gauche... et par conséquent enlever sa main gauche de la bague de mise au point ou de diaphragme. Les photos rapides à la volée ne sont pas des plus faciles, il faut savoir jongler.



Le Pen FT, commercialisé en 1966, est le seul Pen F à être doté d'un posemètre, basé sur une cellule CdS alimentée par la désormais introuvable PX625 au mercure (certains magasins proposent maintenant une pile alternative au zinc/air mais qui n'a pas la capacité de la PX625). A une vitesse d'obturation donnée, le posemètre indique dans le viseur l'ouverture associée et il suffit de reporter cette ouverture sur la bague de diaphragme. Ce système est moins pratique que l'alignement d'une aiguille dans le viseur comme sur l'Asahi Pentax Spotmatic par exemple, mais à défaut d'être une vraie évolution ergonomique par rapport au posemètre séparé proposé en accessoire pour les Pen F et Pen FV, qui se greffe sur la molette des vitesses, il a le mérite de supprimer cet outil disgracieux.



Les différents modèles de Pen F

Il existe trois modèles de Pen F :

1.Pen F


Olympus-Pen F
Olympus Pen F avec 38 mm f/1.8(4)

Le tout premier boîtier de la gamme est à armement en deux temps. Le levier d'armement ne se prolonge pas jusqu'au bord du boîtier.
Un F en caractères gothiques est gravé sur la droite de l'objectif (appareil tenu de face).

2.Pen FT


Olympus-Pen F
Photo G. Lancelin


Cette évolution du Pen F reçoit un posemètre intégré TTL, un armement en un temps et un retardateur mécanique.

Olympus-Pen F
Photo B. Fitan


Esthétiquement, le F gothique de la face avant disparaît au profit du levier de retardateur. La molette de sélection des vitesses est légèrement modifiée et comporte un réglage de la sensibilité du film (25 à 400 ASA) en tirant la roue crantée vers l'avant.
Le levier d'armement est plus long: il va désormais jusqu'au bout du capot. Cette modification a été rendue indispensable par la course longue du levier pour l'armement en un seul temps (ou presque!).
Le viseur a été modifié avec une échelle de nombres de 0 à 7 (appelé « Through the Lens numbers » par Olympus) sur la gauche du viseur, parcouru par l'aiguille du posemètre. Ces nombres se retrouvent sur la bague de diaphragme des objectifs prévus pour le Pen FT, à la place des ouvertures f (les ouvertures f sont en fait disponibles de l'autre côté de la bague, sous l'objectif; il suffit de tirer la bague vers l'avant et de la faire tourner de 180° pour retrouver les nombres d'ouverture sur le dessus).

Olympus-Pen F
Photo G. Lancelin


Olympus fournissait des étiquettes de « TTL numbers » à coller sur les bagues de diaphragme pour les objectifs Pen F antérieurs à la sortie du Pen FT.



Olympus-Pen F
Bague de diaphragme « TTL numbers » Photo B. Fitan

Olympus-Pen F
Bague de diaphragme retournée (ouvertures f) Photo B. Fitan


Olympus-Pen FL'éclairage de l'échelle des TTL numbers dans le viseur est fourni par une petite fenêtre de quelques millimètres située sur le capot, sous le numéro de série.
A cause du système de mesure TTL de la lumière, le viseur du Pen FT est beaucoup plus sombre que celui du Pen F. La mise au point par éclairage faible est rendue très difficile, un gros inconvénient de cet appareil face à ses concurrents télémétriques sur le terrain du reportage.


Le Pen FT est le seul boîtier de la gamme à avoir été décliné en version laqué noir. Cette version est rare et recherchée des collectionneurs.


Olympus-Pen F
Pen FT noir et 25 mm f/4 (2)



3. Pen FV
Il s'agit d'un Pen FT sans posemètre, donc simplifié. Il garde le retardateur et l'armement « un temps » du Pen FT.
Le Pen FV est reconnaissable (outre la gravure Pen FV sur le capot) à l'absence de fenêtre d'illumination de l'échelle des diaphragmes près du numéro de série, et à sa molette de vitesses identique au Pen F.


Olympus-Pen F
Olympus Pen FV (2)


4. Pen F et Pen FT à application scientifique

Les Pen F et Pen FT ont été commercialisés dans une version spécifique pour la prise de vue au microscope ou endoscope.
Sur le Pen F, le « F » gothique gravé en façade est absent;
Sur le Pen FT, le retardateur est absent et le trou du levier est bouché par un bouchon rapporté.
Les deux boîtiers ont un viseur particulier à la prise de vue au microscope, cependant je n'ai pas d'autres informations sur ces viseurs.


Olympus-Pen F
Pen FT noir pour application scientifique (2)


Technique

1. visée reflex à prisme latéral et miroirs


Olympus-Pen F



Le sujet visé se reflète dans le premier miroir (miroir mobile) pour traverser un prisme, qui renvoie l'image vers un second miroir (sur le Pen FT, ce miroir est semi-transparent pour la mesure TTL, ce qui assombrit d'autant le viseur). L'image traverse ensuite trois lentilles (loupe 5x) et un second prisme qui la renvoie vers l'oeil du photographe.


Miroir et dépoli:


Olympus-Pen F

Olympus-Pen F
Photos G. Lancelin


Miroir ouvert:

Olympus-Pen F
Photo G. Lancelin


2. obturateur rotatif


A la façon des caméras de cinéma, il s'agit d'un disque rotatif tronqué (en fait, quasiment un demi disque) en titane, qui laisse passer la lumière par une fenêtre.


Le titane, matériau léger et solide, s'est imposé afin de diminuer l'inertie du disque tout en restant suffisamment rigide pour encaisser les accélérations/décélérations de l'obturation (l'extérieur du disque passe de 0 à 280 km/h puis de 280 km/h à 0 en l'espace d'1/500ème de seconde).


La fenêtre n'est pas réduite aux hautes vitesses comme sur un obturateur à rideaux ce qui permet la synchronisation du flash à toutes les vitesses.


Olympus-Pen F
crédit photo: voir référence (3)


La gamme de vitesses s'étend de 1 s à 1/500e + pose B.


Olympus-Pen F
Obturateur vu de la chambre noire- Photo G. Lancelin



Optiques et accessoires


Olympus-Pen F
(source: manuel d'utilisateur du Pen FT)



La gamme optique du Pen F comporte les objectifs suivants:


1.Objectifs standards
  • 38 mm f/1.8
  • 38 mm f/2.8 (moins de 2 cm d'épaisseur; objectif très recherché en collection)
  • 40 mm f/1.4
  • 42 mm f/1.2

 

Olympus-Pen F
Photo B. Fitan



2.Grand-angles
  • 20 mm f/3.5
  • 25 mm f/4
  • 25 mm f/2.8


3.Téléobjectifs
  • 60 mm f/1.5
  • 70 mm f/2
  • 100 mm f/3.5
  • 150 mm f/4
  • 250 mm f/5
  • 400 mm f/6.3 (à miroirs)
  • 800 mm f/8 (à miroirs)


4.Objectif macro
  • 38 mm f/3.5 macro


5.Zooms
  • 50-90 mm f/3.5
  • 100-200 mm f/5


Des adaptateurs étaient disponibles pour monter des objectifs Praktica, Exakta, Leica (39 mm à vis) et Nikon.


Le système proposait en outre les accessoires suivants :


  • flash à lampes
  • soufflets de macro-photographie
  • bagues-allonge
  • adaptateur microscope
  • filtres, pare-soleils
  • correcteurs dioptriques
  • griffe porte-accessoires
  • stand de repro avec lampes sur flexible
  • viseur d'angle
  • loupe de viseur
  • etc...


Il n'y a en revanche ni viseur ni dos interchangeable, ni winder ou motorisation possible. Ces accessoires beaucoup plus professionnels arriveront avec la gamme des reflex Olympus OM, en 1972. Mais cela est une autre histoire...

Olympus-Pen F
Pen FT et sa griffe flash (noter le très élégant bouchon d'objectif) - Photo G. Lancelin

Olympus-Pen F
Pen FT dans son bas-étui - Photo G. Lancelin



Le Pen F à l'usage


Le Pen F a trouvé son application sur différents domaines: scientifique, reportage, etc... Le photographe W. Eugene Smith en était un utilisateur régulier, et pas seulement pour en faire la publicité.


Le Pen FT a été mon appareil-école, légué par mon père au début des années 90 et c'est avec lui que j'ai fait mes premiers pas en photo. Cela fait une quinzaine d'années que j'utilise ce petit appareil, mais plus de façon épisodique ces derniers temps car son usage ne s'adapte pas à tous les types de sujets photographiés.
Le Pen FT est très peu adapté à la prise de vue en environnement peu éclairé. Outre le viseur très sombre, qui rend la mise au point par microprisme très délicate sur les sujets peu contrastés (visages, cheveux), la sensibilité du posemètre ne va que jusqu'à 400 ISO (ASA). L'exposition est facile à corriger avec une émulsion de 800 ISO par décalage de l'ouverture fournie par le posemètre (et encore faut-il penser à le faire à chaque mesure...), mais les sensibilités extrèmes comme le 3200 ISO sont difficilement utilisables sans cellule à main. Enfin, la cellule CdS manque cruellement de précision en basse lumière.
Le viseur vertical, du fait du demi-format, pousse naturellement le photographe à privilégier le cadrage vertical. Même si le Pen F a été conçu afin de faciliter la prise de vue avec l'appareil tenu verticalement, la maniabilité y perd beaucoup. Le Pen n'est donc pas un appareil très pratique pour le paysage mais à l'inverse il s'avère très agréable en portrait et pour les photos de rue.
La compacité du boîtier s'adapte particulièrement au terrain de jeu des télémétriques, à savoir la rue et les prises de vue qui nécessitent de la discrétion. Malheureusement, là où le Pen F passait presque pour un compact basique « de tourisme » il y a une vingtaine d'années, gage de discrétion, ses formes délicieusement rétro et son avancement mécanique lui donnent aujourd'hui une allure beaucoup plus décalée qu'un banal bridge numérique: inutile d'espérer passer inaperçu!
Malgré son obturateur rotatif, qui engendre peu de vibrations, le déclenchement reste très bruyant. M. Maitani n'avait pas encore imaginé les amortissements de miroir qui seront montés sur les OM, et le claquement métallique du miroir est plus gênant que le bruit feutré d'un reflex moderne. L'absence de moteur de réarmement ne sauvera d'ailleurs pas la comparaison car l'avancement d'un reflex (argentique) récent est quasi-inaudible à deux mètres de distance. Face à ses concurrents télémétriques sans miroir, le Pen F est à la peine... Cependant il reste à mon avis moins bruyant qu'un reflex des années 60 (Pentax Spotmatic par exemple).



Achat/vente



1. Vérifications


Le Pen F est robuste et encaisse les années sans trop broncher. Comme toujours, il faut se méfier des appareils qui ont des traces évidentes de chocs. La micro-mécanique reste un assemblage délicat totalement incompatible avec une chute dans l'escalier!


Le seul point fragile du boîtier est le plastique noir de l'oeilleton de griffe de flash. Il est très fréquemment cassé sur le haut dû à un démontage brutal de la griffe, ou bien lorsqu'un accessoire lourd (flash électronique des années 70 par exemple) y est monté et que le photographe incline l'appareil vers l'arrière.
La finition chromée se raye assez facilement; ceci n'a bien sûr aucun impact sur l'usage de l'appareil. De même les Pen FT noirs ont souvent perdu leur laque dans les coins mais cette « usure d'usage » leur donne le charme du bourlingueur...


Le disque d'obturateur est beaucoup plus solide qu'un rideau ou qu'un obturateur à lamelles métalliques. Cependant, comme sur la plupart des appareils anciens, le ressort fatigue au fil des déclenchements. Il y a peu de remèdes à ce mal sinon le changement du ressort ou du bloc d'obturateur. Malheureusement, les pièces pour Pen F sont absolument introuvables et il faudra se résoudre à cannibaliser un exemplaire cassé ou en panne et s'en servir comme banque de pièces.


Pour la même raison, il n'est pas conseillé de se procurer un Pen F en panne dans le but de le restaurer. A moins d'aimer les challenges... mais la restauration passera inévitablement par l'achat d'un autre Pen F pour transfert d'organes.


La cellule CdS est affectée du même mal que toutes les autres cellules CdS à savoir une usure du capteur au fil du temps et de l'exposition à la lumière. Si les paramètres d'exposition vous semblent erronés, il est préférable d'utiliser une cellule à main.
J'ai la chance de posséder un Pen FT qui n'a pas beaucoup servi puisque acheté en second boîtier par mon père; la cellule est donc encore précise (comparée avec la mesure d'exposition d'un reflex moderne), pour peu qu'on l'alimente avec une pile à la bonne tension (1,35V, non alcaline).


Une trace évidente de l'usage du boîtier est l'armement en un temps (Pen FT et Pen FV uniquement). Sur un appareil qui a beaucoup servi, certains armements, un sur dix en moyenne, ne seront pas complets lorsque le levier sera en butée: il faudra ramener le levier et donner un léger coup pour terminer l'armement. La raison est l'usure d'une came du levier sur une roue crantée; il s'agit cependant d'un problème mineur, l'obturateur restant verrouillé tant que l'armement n'est pas complet.


2. Prix


Le Pen F est un petit objet de mécanique fine vénéré comme tel par les collectionneurs, et surtout, reste le seul système reflex demi-format au monde. Je déplore un peu cet état de fait car elle entraîne une spéculation sur le matériel que ma bourse ne peut pas toujours suivre, cependant il est agréable de constater que cet appareil devenu pièce de collection quitte rarement le fourre-tout pour la vitrine, et continue à servir de par le monde. Il m'est arrivé deux ou trois fois d'en croiser en « opération » dans les rues de Paris et plus récemment, un reporter professionnel à qui je rachetais son Voigtländer Bessa m'a conseillé de garder ce petit Pen bien précieusement...


Les boîtiers les plus recherchés sont les Pen F de la première série, et les Pen FT laqués noir. Un Pen F atteindra facilement les 200 euros (en magasin) alors que le FT noir se négocie rarement en dessous de 250 euros, avec leur 38 mm f/1.8 standard. Les Pen FT finition chromée sont les plus répandus et les moins chers, mais pas les moins intéressants, car les innovations technologiques et les ajouts par rapport au Pen F (posemètre, avancement en un seul mouvement, retardateur) n'ont pas rompu le charme de la ligne du boîtier (il semblerait que M. Maitani ait déjà prévu l'intégration du posemètre lors de l'étude du premier Pen F). On les trouve aux alentours de 170 euros avec leur 38 mm f/1.8.
J'ai néanmoins vu un Pen FT chromé dans sa boîte, totalement neuf et jamais déballé, affiché à $1200, et qui semble t-il a trouvé acheteur. Quand on aime...
Il est évident que des prix plus bas pourront être observés sur des sites d'enchères en ligne comme eBay, qui permet souvent de faire des excellentes affaires mais il y a toujours le risque des mauvaises surprises au déballage du colis.


Les objectifs les moins répandus et les plus recherchés par les collectionneurs sont les monstrueux 400 mm et 800 mm à miroirs.
Dans une moindre mesure, le 38 mm f/2.8 que les anglo-saxons surnomment « pancake » (la crêpe) est un objectif standard très recherché pour sa compacité. Il ne dépasse du boîtier que d'une vingtaine de millimètres, de quoi concurrencer n'importe quel compact de l'époque! Encore aujourd'hui, absolument aucun reflex ne pourra se targuer d'une épaisseur hors-tout, objectif en place, de moins de six centimètres.
Malgré des performances un peu en retrait par rapport au 38 mm f/1.8 plus lumineux, cet objectif vous coûtera quatre à cinq fois le prix d'un 38 mm f/1.8.


Parmi les autres objectifs de la gamme, les standard lumineux 40 mm f/1.4 et 42 mm f/1.2 restent très appréciés et leur cote s'envole en conséquence. Les petits téléobjectifs sont également recherchés, mais en contrepartie les grand-angles ont du mal à trouver preneur. Inadaptés à la philosophie du Pen F?



En résumé


Qualités Défauts
Compacité Visée verticale (paysage)
Elégance Viseur sombre (Pen FT)
Gamme optique Bruit du miroir
Visée verticale (portrait) Imprécision de la cellule dans les basses lumières
Synchro flash à toutes les vitesses


Références


(1) CameraQuest: http://www.cameraquest.com/olypenf.htm
(2) http://kagakumyokundaisi.web.infoseek.co.jp/
(3) A propos de Yoshihisa Maitani: http://www.geocities.com/maitani_fan/maitani_pen.html
(4) http://www.olympus.co.jp/



Olympus-Pen F


De la part de Tristan Da Cunha :

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre article très complet et bien écrit sur l'Olympus Pen, un appareil que j'affectionne particulièrement.

Je vous soumets ci-jointes deux photos que j'ai réalisées, que vous pouvez utiliser pour votre site si vous le désirez.
Ces photos montrent que l'on peut faire des images vraiment originales avec cet appareil en exploitant ses spécificités non comme des défauts, mais comme des qualités.


En effet, son format vertical d'origine permet de réaliser des photos panoramiques multi-images très facilement.

Ile Grande par Tristan Da Cunha

Et son petit format a l'avantage (pour ceux qui comme moi, aiment) de fournir des tirages plus granuleux que d'habitude, tout en gardant un haut piqué grâce aux optiques de qualité. En utilisant des films sensibles (1600 ISO par exemple), on obtient un rendu pictural très intéressant. J'ai également utilisé de l'infrarouge noir et blanc Kodak avec succès : le grain colossal est des plus intéressants.

Arbre sepia par Tristan Da Cunha

La venue des scanners pour film a donné un intérêt nouveau à cet appareil : finie la dictature des labos couleur grand public qui n'aimaient pas ce format hors normes!

On ne met pas assez souvent l'accent sur les possibilités qu'offre le format 18X24, car en effet, c'est surtout cela qui compte sur le Pen, et qui explique la raison de son succès encore aujourd'hui.

Au sujet de l'appareil lui-même, à noter que l'on peut se procurer sur le net l'adaptateur pour piles MR-9, qui réduit la tension de la pile standard SR-44 de 1,5 V à 1,35 V. Cela résoud le problème de la pile au mercure introuvable. Cela dit, il vaut mieux se méfier de la cellule du FT qui n'est pas fiable en basse lumière.



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